SYMONDS (J. A.)


SYMONDS (J. A.)
SYMONDS (J. A.)

SYMONDS JOHN ADDINGTON (1840-1893)

Fils d’un médecin de Bristol, après des études solides à Harrow et à Oxford (où il subit l’influence du grand maître classique, B. Jowett), lauréat du Newdigate Poetry Prize et titulaire d’une bourse à Magdalen, le poète et critique anglais John Addington Symonds fut obligé de soigner sa tuberculose par des cures en Suisse, en Italie et en Grèce. C’est l’origine de ses premiers articles, réunis sous les titres de Sketches in Italy and Greece (1874-1879), Sketches and Studies in Italy (1879) et Italian By-Ways (1883). Son œuvre la plus considérable est constituée par les sept volumes de son History of the Italian Renaissance (1875-1886), où il se montre disciple de W. Pater, mais moins esthète que lui dans son enthousiasme. C’est du journalisme littéraire plutôt que de la vraie critique que relèvent ses études alertes sur Shelley, sir Philip Sidney, Shakespeare’s Predecessors (1884-1900), Walt Whitman (1893). Ses biographies de Michel-Ange (2 vol., 1893) et de Boccace (1895), ainsi que sa traduction The Autobiography of Benvenuto Cellini (1888), ont contribué à populariser la culture italienne en Angleterre, complétant ainsi l’action du poète D. G. Rossetti. De ses quatre recueils de poèmes, de technique assez contournée, les plus intéressants sont les sonnets d’Animi Figura (1882) et aussi, sous le titre de Stella maris , ceux que comprend Vagabunduli Libellus , analyse d’une expérience amoureuse à Venise.

Encyclopédie Universelle. 2012.